Corruption et violation des droits de l'homme dans le secteur du cobalt au Congo
L'Enough Project exige plus de transparence dans un rapport stupéfiant et appelle les Nationaux Unies et l'Occident à agir

Le cobalt est utilisé dans le cadre de la technologie renouvelable: véhicules électriques et batteries d'ordinateur et de smartphone. En République Démocratique du Congo, le président Joseph Kabila et ses collaborateurs commerciaux congolais et internationaux ont utilisé à leur avantage la corruption (pots-de-vin et extorsion) dans le secteur lucratif de l'extraction de cobalt. C'est ce que révèle un rapport publié par le 'Enough Project.' Cette organisation soutient la paix et souhaite que l'on mette un terme aux atrocités massives commises dans les zones de conflit les plus mortelles d'Afrique. Ce rapport détaillé est le fruit de deux ans d'étude et de centaines d'interviews. Il explique comment d'importants éléments du secteur du cobalt profitent de la situation et encouragent quelques-uns des plus grands réseaux de corruption au Congo. Une partie de la corruption dans le commerce du cobalt, combinée aux abus sur et aux abords de certaines mines de cobalt, constitue un pilier crucial dans le système kleptocratique et violent du Congo.
En 2017, le Congo a assuré 58 pour cent de la production mondiale de cobalt. Maintenant que la demande augmente, le rapport remarque qu'il est presque impossible pour les entreprises de miser en continu et de manière proactive sur la diligence requise concernant la chaîne d'approvisionnement ou pour les réseaux corrompus de faire des millions dans un climat où la réglementation et le contrôle sont largement absents. Selon les découvertes du rapport, les revenus du cobalt pourraient aider à réduire la pauvreté au Congo et constituer un important catalyseur de développement. Le rapport établit aussi que les Nations Unies, les USA et l'Europe doivent collaborer avec les banques, les organismes financiers internationaux et les utilisateurs finaux pour lutter contre la corruption et la violation des droits de l'homme. Retrouvez l'intégralité du rapport ici.