L’EUROPE AUTORISE L’USAGE DU TRIOXYDE DE CHROME
Ces derniers jours, le processus décisionnel de l’UE dans le dossier REACH concernant l’autorisation de l’utilisation de trioxyde de chrome (chrome VI) dans des applications spécifiques fait beaucoup parler de lui dans l’industrie des traitements de surface. VOM, l’association belge des techniques de surface, s’inquiète aussi.
L’ASBL VOM s’inquiète de l’incertitude régnant dans l’UE. “Depuis l’obligation d’enregistrement dans le cadre du règlement REACH en 2012, notre industrie fait face à une grande incertitude concernant l’utilisation de substances chimiques dans ses processus de production, comme le trioxyde de chrome CrO3”, entend-on. “La situation est aujourd’hui telle que des entreprises diffèrent leurs investissements ou cherchent des solutions en dehors de l’Europe.”
POINT DE VUE DE L’EUROPE
“Avec d’autres associations au sein du CETS (Comité européen des Traitements de Surface), l’ASBL VOM demande à la Commission européenne de prendre rapidement position dans les dossiers d’autorisation de trioxyde de chrome. Les demandes ont été introduites pour le 21 septembre 2017, mais la Commission n’a pas encore pris de décision. Ce, même si les deux commissions principales de l’Agence européenne des Produits Chimiques ECHA sont arrivées à la conclusion qu’une autorisation de 4 ou 7 ans devait être accordée en fonction de l’application”, déclarent-ils.
DECISION RAPIDE DEMANDEE
“Le traitement de métaux avec du CrO3 est une étape du processus de production pouvant être exécutée en dehors de l’UE sans autorisation. L’UE autorise, en effet, l’importation libre de produits finis. Des firmes risquent donc de déménager des sites de production hors de l’UE ou même de chercher des sous-traitants en dehors de l’UE avec tout ce que cela impliquerait en termes d’emploi et d’investissements. Nous demandons le remplacement immédiat de l’utilisation de chrome VI lorsque des alternatives sont disponibles sur le marché. L’autorisation ne doit être accordée que lorsqu’il n’existe actuellement pas d’alternative économique et écologique, par exemple le chromage dur. En Belgique, de nombreuses entreprises sont déjà passées à des procédés alternatifs ces 3 dernières années.”