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GEYSEN RELEVE LE GANT DANS LA QUETE DE PERSONNEL TECHNIQUE

Geysen Academy à Westerlo

La pénurie de personnel techniquement qualifié est un mal ancien, auquel quasiment toute entreprise se retrouve confrontée tôt ou tard, avec le vieillisse­ment comme principal catalyseur. Se lamenter de cette pénurie peut être une option; tenter réellement d’y faire quel­que chose en est une autre. La firme Geysen, spécialisée dans la mainte­nance industrielle, a décidé de relever le gant et d’investir 1 bon million d’euros dans un centre de formation, où on peut suivre une formation personnalisée. Les objectifs de l’initiateur semblent en tout cas nobles. Avec l’espace de formation à la pointe de la technologie, il espère ainsi non seulement accroître l’afflux de propres techniciens à court terme, mais aussi former correctement à partir de l’an prochain des gens ne travaillant pas chez Geysen. Ou comment un orga­nisme commercial peut aussi servir une cause plus large – remédier à la pénurie sur le marché du travail … 

4 décembre 2019

Geysen Academy

VALORISATION DU METIER

Remédier à la pénurie

Serge CasierLe 28 octobre dernier – qui était aussi le jour de l’anniversaire du fondateur Alex Geysen, la Geysen Academy a ouvert ses portes à Westerlo. Veronique Geysen et Serge Casier, respectivement responsable RH et business development manager, ont accueilli les per­sonnes présentes lors de l’événement de lancement de l’élégant centre de formation.

“La décision d’investir dans ce centre découle directement du constat qu’il est de plus en plus compliqué de trouver les techniciens que nous cherchons”, débute la responsable RH. “Ce, alors que ces profils constituent justement le capital le plus important pour une entreprise comme Geysen, fournissant des techniciens de maintenance pour la maintenance technique industrielle.”

Prime pour l’apport de personnel

En 2011, le gérant Alex Geysen avait encore défrayé la chronique, lorsqu’il avait annoncé prévoir une grosse prime de 1.500 euros pour celui qui proposerait un candidat convenant. Malgré la réaction à cette annonce, elle s’est avérée insuffisante pour couvrir la demande. Vu que la croissance s’est même encore renforcée les années suivantes – depuis 2014, le chiffre a doublé, passant de 7 à 15 millions d’euros, le problème n’a fait que s’aggraver. A un point tel que le manque de personnel freinait de plus en plus l’expansion de la firme de Westerlo. “A un moment donné, nous avons pensé: si nous ne trouvons plus ces profils, ne pouvons-nous pas alors les créer nous-mêmes?”, raconte Veronique Geysen. “C’est finalement ce qui a constitué le point de départ de la Geysen Academy.”

Groepsfoto Geysen Academy
D.g.à.dr.: Elke Peeters, Yentl Hendrickx (respectivement enseignante et élève au Damiaaninstituut à Aarschot), l’ancienne marketing manager de Geysen, Liesbeth Lemmens et le business development manager Serge Casier avec la mini-usine 

 

PUBLIC-CIBLE

1. Avant tout les propres techniciens

Dire que Geysen Industrial Maintenance – le nom complet de l’entreprise – peut s’appuyer sur une petite armée de techniciens de service, tient de la litote. “Avec l’Academy, nous espérons avant tout permettre à une centaine de propres travailleurs d’évoluer et de se perfectionner ou se reconvertir”, précise Veronique Geysen. “Les formations au sein de notre firme ne sont pas une nouveauté, mais elles seront désormais organisées de manière structurée dans les murs de l’Academy.”

2. Futurs travailleurs avec une base technique

Outre les propres techniciens, la firme espère aussi pouvoir attirer, par le biais du centre de formation, de nouveaux professionnels. “Il y a toutefois une condition: que ces personnes disposent déjà d’une certaine base technique, que nous pourrons compléter à l’Academy”, souligne Veronique Geysen. “Mais de tels profils pourront être formés très rapidement ici en un technicien de maintenance Geysen à part entière. Les techniciens de firmes de maintenance concurrentes pourront-ils également bénéficier d’une formation ici? S’ils n’ont pas l’intention d’entrer chez nous, ce sera difficile, je pense. Mais il ne faut jamais dire jamais.”

3. Jeunes ayant quitté l’école

Autre catégorie visée par Geysen: les jeunes ayant quitté l’école. “Il y a parmi eux de nombreux garçons et filles intelligents, que nous ne pouvons hélas pas embaucher, car ils ne possèdent pas l’expérience pratique nécessaire que cherchent nos clients”, raconte Veronique Geysen. “Nous espérons pour cette catégorie combler le fossé entre la classe classique et l’atelier avec notre Academy axée sur la pratique.”

4. Schoolgaande jeugd

Elke PeetersGeysen a l’intention de mettre en place des accords de coopération avec des écoles des environs, afin de pouvoir accueillir quelque 500 étudiants ces prochaines années. La première école avec laquelle un tel partenariat a été mis sur pied, est le Damiaaninstituut à Aarschot, où Elke Peeters coordonne les branches pratiques et théoriques de l’enseignement technique et professionnel.

“La technologie évolue à un rythme effréné et en tant qu’école, il n’est pas possible financièrement de suivre cette évolution rapide avec du matériel actualisé”, estime Peeters. “Nous sommes donc ravis de la main que nous tend la firme Geysen par le biais de l’Academy.”  

Veronique Geysen: “En raison d’un manque chronique de moyens, l’enseignement régulier ne parvient pas toujours à suivre les dernières technologies et avancées. Nous ne voulons toutefois pas engager le combat avec l’en­seignement, mais justement intervenir là où les écoles ne peuvent pas aller.”

Uitstraling Geysen Academy“Les cliches sur le metier de technicien de maintenance sont completement depasses. Avec le design de l’Aca­demy, nous voulons dissiper une fois pour toutes l’idee du technicien de maintenance dans un hangar sombre plein d’huile et de graisse”

Avec Yentl Hendrickx, un des 70 étudiants du Damiaan­instituut qui suivront une formation chez Geysen, l’Academy a déjà un jeune ambassadeur: “L’image du technicien de maintenance devant travailler à longueur de journée dans une combinaison sale pour un salaire de misère est, selon moi, complètement dépassée.

En témoigne aussi l’usine miniature (une succession des techniques industrielles les plus cou­rantes) dans le centre de formation. Des initiatives comme celle-ci ne font qu’augmenter le potentiel de croissance de jeunes techniquement qualifiés.”

“Les clichés sur le métier de technicien de maintenance sont complètement dépassés”, ajoute Geysen. “Avec le design de l’Academy, nous voulons d’une part dissiper une fois pour toutes l’idée courante du technicien de maintenance dans un hangar sombre plein d’huile et de graisse, mais d’autre part, aussi sortir les en­seignants et les élèves de l’environnement standard d’une salle de classe. Nous croyons sin­cèrement que l’Academy peut représenter un boost énorme pour les deux groupes-cibles.”

USINE MINIATURE

Miniatuurfabriek

Simulation de situations basées sur la pratique

“Nous avons construit ici une mini-usine”, raconte Casier. “Il s’agit d’une machine flexible sur laquelle on peut régler ce qu’on veut. Nous pouvons ainsi indiquer quel produit nous voulons obtenir via RFID. On commence ensuite avec un bloc vide, où on peut – après contrôle – monter un roulement.”

Il est, selon Casier, important que le système puisse simuler différentes situations. “Les étu­diants doivent apprendre à gérer diverses situations, pour pouvoir ainsi par la suite exercer leur fonction correctement n’importe où”, explique Casier. “C’est pourquoi nous voulions que la diversité d’installations dans la pratique se reflète aussi ici dans notre mini-usine, de pneumatique de base très simple à tout ce qui concerne la sécurité industrielle.

Quand un robot peut-il fonctionner ou non? Chaque station peut, en outre, fonctionner séparément, avec à chaque fois un propre PLC, toutefois intégré dans un réseau. On ne trouve simplement pas de telles configurations dans la plupart des écoles.”

Prévoir des erreurs délibérées

Dans la pratique, il y a cependant dans l’industrie assez bien de normes en vigueur, des normes parfois contradictoires entre elles. “C’est la raison pour laquelle nous allons aussi pro­grammer des erreurs dans le système, aux­quelles chaque technicien en formation devra réagir de manière appropriée.” Quel est le problème et comment vais-je le résoudre? Grâce à la mini-usine, tous les participants parviendront ainsi non seulement à maîtriser la base (de l’électricité, de la pneumatique, de l’hydraulique, …), mais ils sauront aussi parfaitement à la fin comment ils peuvent résoudre certains problèmes importants tirés de la pratique.”

Geysen Academy On the Road

Academy on the Road

Outre la mini-usine, Geysen dispose désormais aussi de l’‘Academy on the Road’, permettant de donner une formation dans d’autres éta­blissements Geysen (à Hasselt, Louvain, Sint-Niklaas, Torhout et Tournai).

“L’Academy on the Road nous permet aussi d’assurer des démonstrations à des salons, dans des écoles ou chez des clients”, déclare Veronique Geysen. “Pour la formation exigée des professeurs (train-the-trainer; ici, toutes les fonctionnalités de l’in­stallation sont expliquées aux professeurs) et la mini-usine mobile, les écoles devront prévoir une modeste participation. Un coût garantissant toutefois de disposer du matériel didactique le plus moderne.

Car nous continuerons aussi à investir dans cette machine spécifique, afin d’être en mesure de continuer ainsi à reproduire les dernières tendances de la pratique avec notre instal­lation.”

PROGRAMME MODULAIRE

Serge Casier, business development manager de la Geysen Academy, ayant travaillé comme expert en pneumatique chez le constructeur de machines SMC Pneumatics, se charge du contenu du programme de formation.

“Comme nous travaillerons avec des techniciens possédant déjà un certain bagage technique, et peut-être même quelques années d’expérience, nous privilégions une formation modulaire et particulièrement axée sur la pratique afin de pouvoir réagir rapidement et augmenter le niveau à court terme.

Vous ne devez pas attendre de nous un trajet de formation standard. Nous préférons travailler de manière flexible avec des modules pouvant être suivis à un propre rythme et selon les propres intérêts. Un bon mécanicien peut par­faitement commencer chez nous avec les principes de base d’électricité, si ces connaissances font défaut.”

Les professeurs qui assureront le transfert de connaissances, seront issus de fabricants d’in­stallations comme du monde académique (écoles supérieures).

“Nous voulons des professeurs spécialisés dans leur domaine”, souligne Casier, soutenu ici par la responsable RH.

“Le CVO HIK de Geel (qui a également participé à ce projet) fournit les professeurs. La condition est toutefois que ces professeurs possèdent quel­ques années d’expérience pratique et qu’ils maîtrisent parfaitement la technologie moderne.”

”Si nous ne voulons pas que nos techniciens se retrouvent depasses, une formation evoluant avec la technique, comme nous le faisons ici, est indispensable”

IDEOLOGIE

“Pour ce qui est de l’Industrie 4.0, la Belgique est à la traîne par rapport à l’Asie ou à l’Amérique, où ils dépassent les 50% sur le plan de l’automatisation”, affirme Casier. “Nous en sommes à peine à 25%, alors que tout évolue de plus en plus vite. Si nous ne voulons pas que nos techniciens se retrouvent dépassés, une formation évoluant avec la technique, comme nous le faisons ici, est indispensable.”

Veronique Geysen ajoute: “Si nos concurrents se mettaient dans notre sillage aussi à proposer des formations de qualité, nous ne serions peut-être plus les seuls à le faire, le grand gagnant sera finalement le technicien de maintenance même. Et cette idéologie de techniciens de maintenance correctement et assez formés dans l’atelier constitue justement une vision de l’avenir derrière laquelle Geysen se range très volontiers!” 

PROGRAMME DE FORMATION

  1. Mecanique
    Le module mécanique englobe des choses comme l’usinage, le montage, le (dé)montage de roulements, l’alignement de courroies et de chaînes, avec aussi une formation de base en hydraulique et/ou pneumatique. Dans ce module, on peut encore se perfectionner via une formation complémentaire dédiée à l’hydraulique proportionnelle, aux îlots de distributeurs et à la technique du vide. 
  2. Electricité
    Après avoir suivi les cours de base en Electricité, Electricité Industrielle et Electropneumatique, les participants à ce module peuvent se perfectionner avec une formation sur les actionneurs électriques et/ou les capteurs et les systèmes de vision.
  3. Industrie 4.0
    Dans le module Industrie 4.0, on apprend tout sur les PLC de sécurité (Siemens) et les systèmes de vision 2D et/ou 3D.
  4. Reseaux
    Celui suivant ce module se familiarise avec les différents systèmes de bus et tout ce qui concerne l’environnement de réseau industriel.
  5. Savings
    Avec Savings, la Geysen Academy se penche sur un thème très actuel: l’économie d’énergie. On apprend ici à économiser l’air comprimé et à détecter les fuites d’air éventuelles.
  6. Automatisation
    Celui souhaitant affiner ses connaissances en programmation apprend dans ce module comment commander les PLC et comment détecter des erreurs. Cela va bien sûr encore bien plus loin, de la pneumatique et de la sécurité à la robotique, via les formations complémentaires. 
  7. Soft Skills
    Ce module ne s’en tient pas aux connaissances professionnelles. Ici, on apprend à gérer les procédures, accords et autres formes de communication dans l’atelier du client. Tout ce qui peut vous aider à faire encore mieux votre travail. 

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