PLUS QUALITATIVE, PLUS UNIVERSELLE
ET PLUS PRODUCTIVE
Les techniciens le savent: chaque technique a sa place dans l'industrie. C'est notamment le cas de l'électro-érosion (EDM: Electrical Discharge Machining), malgré certaines prévisions inquiétantes. Aujourd'hui, l'EDM est surtout utilisé dans l'enfonçage vertical et horizontal, dans l'usinage planétaire 2D et 3D, dans le perçage, le meulage, le tournage et l'alliage par électro-érosion, dans différentes variantes hybrides et, last but not least, dans l'électro-érosion à fil. Cette technologie ne cesse d'évoluer. Il n'y a pas si longtemps, on pouvait juste choisir le coloris RAL par fabricant et on pouvait opter soit pour une version simple facile à paramétrer et adaptée aux tâches répétitives, soit pour une version avec une série d'interrupteurs et de boutons pour les commandes exigeantes à caractère changeant. Maintenant, grâce à une commande CNC adaptative, on peut régler et contrôler jusqu'au niveau de l'impulsion un générateur digital avec une base de données intégrée et divers capteurs dans la machine. De plus, le nombre d'impulsions pouvant effectivement se décharger entre l'électrode et la pièce est plafonné à un maximum, ce qui entraîne une usure minimum. Une autre tendance est le fait que les machines deviennent plus universelles et plus productives. Autrefois, le fabricant avait ses propres réglages de générateur pour une certaine structure. Aujourd'hui, d'autres réglages vont modifier la valeur Ra et en plus, on va plancher sur une texture optimale pour la fonction principale tribologique, par exemple. Sur les machines modernes, les cycles d'électro-érosion sont incontestablement plus rapides. En effet, les ruptures de fil sont de moins en moins fréquentes et il n'est plus nécessaire de revenir au trou de départ. Avec une alimentation automatique, répétitive et sûre, le fil est mis à l'œuvre directement c'est-à-dire dans la fente de découpe proprement dite. Par ailleurs, la consommation totale d'outils a diminué de manière drastique ces dix dernières années.
QUEL ENTRAINEMENT?
Vis à billes
Dans la construction de machines, les entraînements conventionnels basés sur des vis à billes de haute qualité n'ont pas dit leur dernier mot. En effet, grâce à leur construction, ces systèmes s'intègrent de manière optimale dans le cœur d'un arbre de machine à déplacer, protégés par le contour du chariot. Une amélioration importante à cet égard est l'introduction d'un entraînement moteur direct par précontrainte de l'axe pauvre en torsion.
Moteurs linéaires plats
Pour l'électro-érosion, plusieurs fabricants ont renoncé à un entraînement basé sur les vis à billes. Chez eux, c'est le moteur à entraînement direct sans jeu qui a repris
entièrement ou partiellement
la tâche d'actuateur pour tous les déplacements linéaires et les rotations. Notamment parce qu'il a de faibles exigences en matière d'entretien. A l'origine, on pensait que les premières générations DD seraient surtout précieuses lors des actions hautement dynamiques avec une course relativement courte. Par exemple, on a promu un axe Z vertical avec pick-feed, sans vibrations et à refroidissement externe afin de renforcer l'action de la bobine pendant l'enfonçage. Le pionnier dans ce domaine était l'entreprise japonaise Sodick, qui fournit depuis des années des machines d'électro-érosion par enfonçage et par fil avec des moteurs linéaires rectangulaires.
Tubular direct drive
Une version relativement récente de l'entraînement direct affiche une forme tubulaire. Grâce à sa construction symétrique, elle supprime plusieurs inconvénients de l'entraînement linéaire plat d'origine. Dans la configuration tubulaire, les bobines se situent autour des aimants permanents dans l'axe central (voir photo ci-dessus), ce qui réduit le rayonnement magnétique externe. Autre avantage: il n'y a plus d'attraction descendante. Ce genre de version TDD peut accélérer très rapidement et nécessite moins d'énergie. C'est entre autres grâce à ça qu'il ne faut plus de refroidissement externe forcé. On trouve ce type d'entraînement spécifique dans les dernières machines d'électro-érosion de la série MV Mitsubishi (avec commande ultrarapide et transfert de données par fibre optique), mais il est également utilisé en dehors du segment de l'électro-érosion dans le dernier modèle d'affûteuse Anca. En principe, si un espace peut accueillir un entraînement à base de vis à billes, il est aussi suffisamment grand pour accueillir un moteur tubulaire linéaire.