NOTRE GRENAILLEUSE CREERA UN EFFET D’APPEL D’AIR POUR ATTIRER LA CLIENTELE
NOTRE BUT ETAIT DE NE JAMAIS DEVOIR MANIPULER LA PIECE A TRAITER
Créer la demande en offrant son surplus de capacité de production, voilà le pari que Laurent Klepper de la société LibraCoating a relevé en investissant dans une Grenailleuse à charge suspendue Rösler. Cette machine lui permet de résoudre le problème de goulot d’étranglement de son outil de production ainsi que de créer la possibilité d’offrir ses services de traitement de surface à une large clientèle. “Après plusieurs mois de production, le pari semble gagné avec en prime une qualité supérieure et constante”, dit M. Klepper.
Historique de Klepper
La société Klepper voit le jour il y a près de 30 ans quand M. Willy Klepper décide de s’occuper de la fabrication d’infrastructure équestre et manèges. La société produit des box, des portes des clôture en métal, du bois débité sur mesure pour le montage dans les box et abris et le tout est préparé en kit pour un montage facile par le client.
En 2013, son fils, Laurent Klepper reprends la société, et crée une nouvelle pour le traitement de surface: LibraCoating. Ainsi, il élargit la palette de services offerts en misant sur le traitement de surface et de peinture à poudre pour sa propre production ainsi qu’en tant que sous-traitant pour p.ex. des ferronniers.
Actuellement, la sous-traitance représente ± 80% de la production de LibraCoating. La société Klepper est toujours active sur le marché des boxes.
Département traitement de surface
L’installation de traitement de surface est composée de quatre étapes: la cabine de sablage, la métallisation, le poudrage et enfin, le four pour polymériser la peinture. Dès le début, le sablage a posé un problème. M. Laurent Klepper nous explique la situation.
“Alors que c’était la première étape du traitement de surface, le sablage était déjà le goulot d’étranglement de la production, car le travail était entièrement manuel, très inconfortable, avec une vue sur la pièce très approximative, et il fallait vraiment faire le tour complet de la pièce.
Cela nous prenait un temps fou. En ce temps-là, nous devions encore travailler en deux pauses pour arriver à absorber tout le travail. De plus, le sablage manuel est très énergivore, puisqu’il faut produire de l’air comprimé à 5 bars avec un débit de 6 m³/minute.“
aux particules de métal de s’y fixer
Métallisation
Pour la peinture classique, l’acier reçoit une couche anticorrosive par le procédé de galvanisation. “Nous n’employons pas la galvanisation comme couche de fond, car il y a trop de risques de traînée et de coulage du zinc, ce qui ne donne pas une finition que nous recherchons. C’est pourquoi nous employons la métallisation qui est un procédé de couverture de surface avec des particules de métal qui sont produites sur place à base de fils en zinc ou en aluminium et d’un pistolet à arc électrique qui fond le fil. Le métal fondu est alors projeté sur le support où se forme immédiatement une pellicule de métal protectrice. Pour la métallisation, il faut impérativement avoir une surface rugueuse qui permet aux particules de métal de s’y fixer.”
la cabine de sablage, la métallisation, le poudrage et le four
Thermolaquage
Le thermolaquage se fait en deux étapes, le poudrage électrostatique et la polymérisation. Les poudres peuvent être livrées dans toutes les couleurs RAL ainsi que des couleurs spéciales et dans plusieurs gradations de mat et de brillant.
Poudrage électrostatique
Le revêtement par poudre se fait à l’aide d’un pistolet électrostatique qui envoie une poudre vers la pièce à peindre à l’aide d’air comprimé. La poudre reçoit une charge positive par le pistolet, tandis que la pièce à traiter a une charge négative qui lui est donnée par le convoyage qui est raccordé à la masse et qui transmet la charge au crochet auquel est pendue la pièce. “Cette façon de travailler à plusieurs avantages. D’abord, la poudre forme un nuage autour de la pièce qui attire les particules de poudre. Cela signifie que tous les coins et recoins de la pièce sont couverts d’une couche de poudre.“
Polymérisation
La polymérisation de la poudre se fait dans un four. “Les pièces accrochées sont amenées dans le four qui est ensuite chauffé à 190 °C. Les pièces y restent environ 20 minutes selon l’épaisseur de l’acier. Par la chaleur, les particules de poudre vont devenir plus liquides et se fixer aussi bien entre elles qu’à la couche de métallisation. Ce processus se déroule d’abord à la surface de la peinture. Pour avoir une bonne fixation avec la couche métallisée, il faut s’assurer que le métal ait aussi eu le temps d’atteindre une bonne température pour arriver à faire fondre le fond de la couche de poudre.”
A la recherche du meilleur système
Avant de procéder à l’investissement, M. Klepper a fait des recherches sur le meilleur système pour leur application. “A vrai dire, j’étais parti sur la piste du traitement chimique par un système de tunnel fermé, mais je me suis rendu compte que ce genre de système présentait certaines lacunes techniques pour nos besoins spécifiques. D’abord, le traitement chimique n’est pas assez performant pour le travail de rénovation comme p.ex. de vieilles grilles rouillées avec des restes de peinture ou des vieux radiateurs en fonte. La structure que laisse l’action des acides, n’est pas assez rugueuse pour le traitement de la métallisation qui suit. Donc, le résultat final de la peinture à poudre n’aurait pas été assez bon. Enfin, nous voulions avoir le moins possible, ou même aucune manipulation de la pièce entre les différentes étapes de production. En tenant compte de tous ces points, nous avons donc opté pour un système de grenailleuse”, dit M. Klepper.
Grenailleuse à charge suspendue
“Nous avons contacté plusieurs fabricants de grenailleuse et Rösler nous semblait être le fabricant qui nous inspirait le plus de confiance tant au niveau technique que pour le service qu’ils peuvent nous proposer. Ils ont bien tenu compte des différents points que nous trouvions le plus important: aucune manutention avant ou après la grenailleuse; réduire au maximum les pertes de la grenaille dans l’atelier. Nous avons l’habitude d’un atelier propre et d’un relatif silence, le niveau du bruit était donc aussi important; nous devions pouvoir faire nous-mêmes l’essentiel du montage mécanique de la machine pour des raisons essentiellement financières, car la machine représente un grand investissement pour notre entreprise.”
Rösler RHBD-K 13-18 HD
Finalement, Rösler a proposé la grenailleuse à charge suspendue RHBD-K 13-18 HD. Cette machine d'une dimension utile de 1.800 x 1.400 x 6.000 mm dispose de sas en amont et aval qui assurent l'étanchéité et permettent de grenailler les pièces au défilé. L'enceinte de grenaillage, équipée de huit turbines de 7,5 kW à aubes courbes, est protégée par des plaques d'acier manganèse résistant aux projections de grenaille. Au moyen de vis de transport et d'un élévateur à godets, la grenaille est récupérée et remontée vers le système de filtration à air par gravité. Ce séparateur élimine les grenailles trop fines ainsi que les poussières et les particules de rouille ou de peinture, garantissant un mélange opératoire idéal. La bonne grenaille est réacheminée vers les trémies d'approvisionnement des turbines. “Il est important de souligner qu'outre la qualité de la machine, la composition de la grenaille est d'une importance capitale“, nous assure Laurent Klepper. “C'est pourquoi nous apprécions beaucoup le service de contrôle de la composition de la grenaille que Rosier peut nous offrir. Cela permet de garder le bon mélange et une qualité de grenaillage constante.“
Installation de la machine
La préparation de l’atelier et l’installation de la machine ont été exécutées par Laurent Klepper et son personnel. “Je ne suis pas ingénieur, mais je suis ingénieux“, nous dit M. Klepper avec un clin d’œil. “Pour l’installation, il a fallu monter une partie du toit. Chose que nous avons faite avec notre savoir-faire en construction métallique. Nous avons construit une armature en métal, avec peinture à poudre et préfabriquée pour un montage facile. Il a fallu faire une fosse pour placer la bande de transport d’évacuation de la grenaille. Nous avons aussi préparé toute l’électricité. Et enfin, nous avons fait l’assemblage et tout le câblage de la machine nous-même. Quand nous avons proposé de faire tout nous-mêmes, Rösler n’était pas très chaud pour des raisons évidentes, mais après le montage, les techniciens de Rösler sont venus contrôler le travail et ont apporté leur grain de sel pour les réglages fins.“
Chambre ajoutée à la machine
Une chambre supplémentaire a été ajoutée à la machine par Laurent Klepper. Il s’agit d’une station de contrôle et de sablage qui permet de faire, si nécessaire, des retouches aux pièces et de les souffler immédiatement à la sortie du grenaillage. “Les travaux que nous faisons, sont la plupart du temps soit des pièces uniques, soit des pièces faites sur mesure qui peuvent être compliquées. Donc, il est parfois impossible de grenailler automatiquement tous les recoins des pièces. C’est pourquoi chaque travail est contrôlé à la sortie du grenaillage et au besoin, on passe un petit coup de pistolet à sabler sur les zones qui ne sont pas bien traitées. Cela cadre dans cette attention que nous portons à bien préparer les pièces afin que l’adhésion de la métallisation se fasse parfaitement.”
Evaluation
“Le placement et la mise en route de la machine se sont très bien passés sans problèmes majeurs. Pour arriver à un résultat vraiment parfait, il nous a fallu un peu de temps pour trouver le bon medium de grenaillage. En fin de compte, nous avons trouvé un mélange de moyennes et petites grenailles avec la bonne dureté. Dès le début, la machine nous a prouvé que le gain de temps était considérable et honnêtement plus important que je ne l’osais imaginer. Pour comparer, le sablage manuel nous permettait de faire ± 4 m² à l’heure, alors que la grenailleuse fait 1 m² à la minute. En clair, en deux heures, la machine arrive à faire le travail d’une journée entière en deux pauses. Nous avons donc beaucoup de capacité en réserve, ce qui devrait encore renforcer notre position de sous-traitant.”
