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Les producteurs d'aluminium de l'UE veulent une taxe à l'exportation de 30 % sur la ferraille

aluminium schroot

Les producteurs européens d'aluminium demandent à la Commission européenne d'introduire une taxe à l'exportation de 30 % sur les déchets d'aluminium. Ils veulent ainsi éviter que des matières premières précieuses ne quittent massivement l'UE, alors que l'industrie elle-même a un besoin urgent de ferraille pour réaliser ses ambitions en matière de climat et de circularité.

Niveau record pour les exportations

Selon les chiffres de 2024, les exportations de déchets d'aluminium ont atteint un niveau record de 1,26 million de tonnes, ce qui représente une augmentation de près de 50 % en cinq ans. La majorité de ces exportations sont destinées aux pays asiatiques, où la baisse des coûts environnementaux et les subventions stimulent fortement la demande.

Importance stratégique de la ferraille

Pour l'industrie de l'aluminium, la ferraille est une matière première essentielle. Le recyclage ne nécessite qu'une fraction de l'énergie nécessaire pour produire de l'aluminium primaire à partir de la bauxite. C'est pourquoi les entreprises européennes ont déjà investi environ 700 millions d'euros dans de nouvelles usines ces dernières années et porté leur capacité à 12 millions de tonnes. Une taxe à l'exportation devrait permettre d'éviter que ces usines ne s'épuisent.

Des réactions partagées

L'industrie du recyclage, représentée par EuRIC, se montre critique à l'égard de ces projets. Selon eux, une restriction des exportations pourrait être contre-productive lorsque la demande dans l'UE est faible ou lorsque la capacité de traitement des déchets mixtes est insuffisante, par exemple dans le cas des véhicules importés.

Par ailleurs, le monde compte déjà des dizaines de pays qui imposent des restrictions ou des taxes sur la ferraille. Selon le centre de conseil GMK, il y en a au moins 48, dont des grandes puissances comme l'Inde et la Chine.

Prochaines étapes

La Commission européenne surveille de près les flux d'exportation depuis juillet 2025. Une décision sera prise d'ici la fin du troisième trimestre pour savoir si des mesures seront effectivement prises. Pour les producteurs, le message est clair : si elle n'agit pas, l'Europe risque de perdre davantage sa base de ressources circulaires.

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